11/03/20

Dans les pas des recruteurs

Lancé en avril 2019, le recrutement des 1 400 volontaires s’achève avec la clôture des candidatures cette semaine et les derniers entretiens de sélection des candidats. Gros plan sur les recruteurs qui ont permis de façonner l’équipe des volontaires.

En ce début de soirée, le hall d’entrée de la Fédération Française d’Athlétisme affiche complet. Aucun athlète en vue pour une séance de dédicace. L’ambiance est d’ailleurs plutôt studieuse et pour cause : c’est là que patientent les candidats convoqués à un entretien de sélection pour intégrer l’équipe des volontaires Paris 2020. « C’est un moment d’échange plus qu’un entretien, rectifie Mathilde Timboni l’une des recruteuses. On apprend à connaître les candidats, à cerner leur personnalité. On les rassure même car certains sont stressés ». Les premiers mots sont chaleureux, le tutoiement de rigueur pendant la quinzaine de minutes que dure chaque entretien dans les bureaux mis à disposition par la FFA.

Comme Mathilde, ils sont une quinzaine de recruteurs – volontaires – à aider le comité d’organisation à constituer l’équipe mobilisée durant l’événement, à raison de plusieurs sessions par mois depuis novembre dernier. Si les grèves de la fin d’année ont chamboulé les agendas et légèrement retardé le programme, elles n’ont pas douché l’enthousiasme des candidats : certains n’ont pas hésité à prendre leur voiture et à avaler plusieurs centaines de kilomètres pour honorer leur rendez-vous. D’autres, comme cette candidate russe, ont opté pour un entretien via Skype.

Faire des rencontres enrichissantes

Les profils des candidats témoignent de la richesse du réservoir français. Salariés, inactifs ou retraités, tous ont en commun l’envie de donner un peu de leur temps et celle de faire des rencontres enrichissantes. « J’ai retrouvé la même étincelle que dans le bénévolat humanitaire, témoigne Tony Pelaez, jeune trentenaire qui, après des expériences au Japon au lendemain du tsunami survenu en 2011 puis au sein d’un ONG engagée dans la protection environnementale, a participé à la formation des volontaires lors de l’Euro 2016 de football en France. J’ai vraiment apprécié cette expérience. J’adore échanger avec ces passionnés ».

Le sourire pour principal atout

« Un volontaire, c’est d’abord un sourire. Lors de l’entretien, on regarde si la personne a cette lumière particulière dans les yeux », explique Bernard Gaudey, répétant avec malice sa propre déclaration à BFM TV lors d’un reportage consacré aux volontaires de la Coupe du monde féminine de football 2019. Pour cet ancien directeur d’école, faire passer des entretiens pourrait sembler naturel. Pourtant, il n’est devenu volontaire en 2016 qu’au hasard d’une petite annonce : « Si on m’avait dit qu’une fois à la retraite, je participerais à des événements sportifs… impossible. Et pourtant aujourd’hui, le bénévolat, ça m’éclate ! »

Plus que des compétences, ces recruteurs cherchent à déceler l’envie de s’investir et de partager qui sommeillent en chacun des candidats, pour mieux distinguer le volontaire du simple passionné d’athlétisme. Car si certaines missions permettent d’approcher les athlètes ou la piste, beaucoup touchent à des domaines moins clinquants mais tout aussi importants de l’organisation : hébergement, logistique, service aux spectateurs, animation, etc. Le travail des recruteurs est à ce titre crucial. Chaque entretien fait l’objet d’un compte-rendu, partagé avec le reste de l’équipe de recruteurs sur la plateforme dédiée, et d’un débrief qui permettent ensuite de valider le choix des candidats. Courant mars, ces derniers seront informés personnellement et sauront s’ils poursuivent ou non l’aventure jusqu’aux championnats d’Europe, avant une journée de rassemblement prévue le 14 juin au lendemain du meeting de Paris.

Redonner à l’athlétisme et au sport français

Quant aux recruteurs, ils se verront affecter une autre mission en fonction de leurs disponibilités et des besoins du comité d’organisation. Trilingue et expérimenté, Bernard se verrait bien participer à la gestion des VIP comme en 2019. Tony avoue une préférence pour une mission de coordination au centre des volontaires. Responsable d’un service client, Mathilde espère pouvoir se libérer et mettre notamment sa passion de l’athlétisme et sa connaissance de quatre langues au service de l’événement. Cette ancienne spécialiste du 800 et du 1 500m, vice-championne de France cadette et qui a étudié pendant plusieurs années aux Etats-Unis grâce à une bourse, souhaite vivement « redonner à l’athlétisme ce qu’il m’a apporté pendant cette période. Cette transmission auprès de la communauté est très ancrée dans la culture sportive américaine. Être volontaire est une manière de s’en inspirer ». Telle est une partie de l’héritage que ces championnats d’Europe laisseront derrière eux : des passionnés formés aux rouages de l’organisation, qui continueront à s’investir dans les clubs sur tout le territoire et à apporter leurs compétences au sport français, notamment dans la perspective de Paris 2024.

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